¤ Le livre des Ombres

Liber Umbrarum

  

Avertissement


Garde un Livre écrit de ta plume.
Laisse tes frères & soeurs copier ce qu'ils veulent;
mais jamais ne te sépare du Livre, & jamais ne conserve les écrits des autres,
car si leur écriture était reconnue, ils pourraient être emmenés & torturés.
A cette cause, chacun conservera ses écrits
& les détruira en cas de danger.
Apprend par coeur tout ce que tu peux,
& réécris le Livre une fois le danger passé.

Lorsque quelqu'un meurt en laissant son Livre,
tu le détruiras.
S'il était trouvé, le Livre serait une preuve suffisante contre lui,
& sachant « qu'il n'est point de sorcier isolé »,
ce serait péril pour ses amis.
Ainsi, détruis tout ce qui est superflu.

Si l'on trouve ton Livre sur toi,
Telle preuve ne suffit que pour toi seul,
& tu pourrais être torturé.
Gardes-toi de toute pensée sur le culte;
prétend que tu as eu quelque cauchemar,
qu'un démon t'as forcé à écrire cela sans que tu ne t'en rendes compte.
Pense en toi-même:
« je ne sais rien & rien ne me souviens.
J'ai tout oublié. »
Tache de t'en convaincre.

Si les supplices sont insupportables, dis:
« je confesserai,
car je ne puis endurer ces tourments.
Que voulez-vous que je dise?
Dites & j'admettrai ».
S'ils tentent de te faire avouer des chimères,
tel que voler dans les airs,
converser avec le Diable,
sacrifier des enfants
& manger de la chair humaine,
tu seras libéré des tourments en disant:
« j'ai eu quelque cauchemar,
je n'étais pas moi-même,
j’étais folle. » Tous les magistrats ne sont pas méchants.
Avec des circonstances atténuantes,
ils pourraient se montrer miséricordieux.

Si tu nous as dénoncé, rétractes-toi;
dis que tu as bafouillé sous la torture,
que tu ignorais ce que tu faisais ou disais.
Si tu es condamné, ne crains pas.
La Fraternité est puissante.
Ils pourraient t'aider à t'échapper si tu restes inébranlable.
SI TV NOUS TRAHIS,
IL N'Y A AUCUN ESPOIR EN CETTE VIE OU DANS LA PROCHAINE.

Si tu restes inébranlable jusqu'au bûcher,
il est certain que des drogues t'aideront.
Elles parviendront jusqu'à toi & t'engourdiront.
Et si tu trépasses, qu'est-ce qui t'attends au-delà? L'extase de la Déesse.
Il en va de même pour les outils de travail;
qu'ils soient des objets courants que n'importe qui peut avoir chez soi.
Que les pentacles soient de cire,
afin qu'ils fondent ou cassent aisément.
N'ai point d'épée, à moins que ton rang ne t'y autorise,
& ne grave de noms ou de marques sur quoi que ce soit.
Inscris les noms & les marques à l'encre puis effaces-les sitôt que les outils sont consacrés.

Ne jamais se vanter,
ne jamais menacer,
ne jamais souhaiter du mal à qui que ce soit.
Lorsque l'on jacasse à propos de l'Art, dis:

« ne me parles pas d'une telle chose, cela m'effraie.
C'est malchance que d'en parler ».

 Du rituel d’ouverture

 

 Le credo des sorciers

Oyez les paroles des sorciers:
Notre secret caché dans la nuit
Lorsque le chemin était sombre
Nous le révélons en ce jour d'hui.
Devant l'eau et le feu mystérieux
Par la terre et le souffle de l'air
Par la quintessence de l'esprit
Gardez silence, veuillez vous taire
Les renaissances de la nature
Le passage des hivers et printemps
Nous communions avec ce qui vit
Et fêtons dans un cercle hors du temps
Quatre fois l'an viennent les grands sabbats
Et les sorcières dansent avec entrain
Aux premières récoltes, à la Chandeleur
À la fête du mai et la Toussaint.
Quand les jours et les nuits s'égalisent
Quand l’Astre est au zénith ou nadir
Les sabbats mineurs sont convoqués
Et les sorcières vont s'ébaudir
Treize lunes et cycles féminins
Treize sorcières dans un convent
Treize crépuscules pour s'ébattre
Tout cela en un jour et un an
Transmis depuis les âges anciens
Passant entre l'homme et la femme
Passant d'un siècle à un autre
Depuis le commencement des âmes
Quand le cercle magique est tracé
Par le glaive ou l'athamé puissant
Ses frontières traversent deux mondes
Pour cette heure vers les ombres il descend
Ce monde n'a aucun droit de le voir
Et le monde d'en-bas point ne trahis
Les Dieux anciens y sont invoqués
L'oeuvre magique y est accompli
Il y a deux piliers mysiques

Que le seuil du temple avoisinent
Tous deux sont puissances naturelles
Des formes et des forces divines
Sombre et lumineux en succession
Les oppos
és l'un contre l'autre
Représentent le Dieu et la Déesse
Grâce aux aïeux cette foi est nôtre.
La nuit c'est le cavalier des vents
Le Dieu cornu, seigneur des ombres
Et le jour c'est le roi des forêts
Habitant les clairières et les combes
Elle est jeune ou vieille à sa guise
Sur la barque nuageuse elle vogue
Ronde dame argentée de minuit
Sombre matrone et mystagogue
Le Maître et la Maîtresse de l'Art
Habitent les tréfonds de l'esprit
Immortels et toujours renouvelés
À volonté ils libèrent ou lient
Ainsi, bois le vin des Dieux anciens
Et danse, et aime en leur honneur
Jusqu'au jour où ils te recevront
Dans la paix, à la fin de tes heures
Fait ce que voudras, c'est le défi
Mais à personne ne fait de mal
Voilà le commandement unique
Que les Dieux t'enseignent l'idéal
le credo wiccan en huit mots pieux:
Si nul n'est lésé, fait ce que veux

 

 Bénédiction de l’eau et du sel

 

Je t'exorcise, ô créature aqueuse,
afin que tu chasses de toi toute impureté et toute malpropreté des esprits des mondes fantasmatiques; aux noms de Cernunnos et d'Aradia.
Que cette créature saline soit bénie !
Que toute malignité et tout obstacle en soient chassé,
et que tous bienfaits y pénètrent.
Ainsi je te bénis afin que tu puisses m'assister,
aux noms de Cernunnos et d'Aradia.
Et souviens-toi que si l'eau purifie le corps,
c'est l’
escourge qui purifie l'âme.

 

 

 Évocation du cercle

 

Je te conjure, ô cercle de pouvoir,
afin que tu sois un lieu de rencontre pour l'amour,
la joie et la vérité, un bouclier contre tout maux et toute méchanceté,
une frontière entre le monde des hommes et le royaume des Puissances,
un rampart et une protection qui préservera et contiendra le pouvoir que
j'accumulerai en toi.
Ainsi je te bénis et te consacre, aux noms de Cernunnos et d'Aradia.

 


Oyez, seigneurs de la Tour de l'Est, seigneurs de l'Air.
Je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

Oyez, seigneurs de la Tour du Sud, seigneurs du Feu.
Je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

Oyez, seigneurs de la Tour de l'Ouest, seigneurs de l'Eau,
seigneurs de la mort et de l'initiation.
Je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

Oyez, seigneurs de la Tour du Nord, seigneurs de la Terre,
gardiens du portail boréal.
Ô puissant Dieu, ô bonne Déesse,
je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

De l'invocation des Dieux 

 

 


Invocation de la Déesse Mère

 


Bénis soient les pieds qui t'ont conduit en cette voie.
Bénis soient les genoux qui se poseront devant l'autel sacré
Bénis sois la matrice sans qui nous ne serions pas.
Bénis soient les seins formés dans la beauté
Bénis soient les lèvres qui diront les noms de joie.

Je t'invoque et t'appelle, ô notre puissante Mère,
Source de toute fécondité.
Par les semences et les racines,
Par le bourgeon et la tige,
Par la feuille, la fleur et le fruit,
Par la vie et l'amour,
Je t'invoque pour que tu descendes
Dans le corps de ta servante et prêtresse.


Salut Aradia! De la corne almalthéenne
Verse ton amour.
Je m'incline bien bas Devant toi,
et je t'adore jusqu'au trépas
Avec un sacrifice à ton trône de souveraine.
Tes pieds sont pour mes lèvres,
et ma prière païenne
S'élève avec l'encens.
Offre ton amour,
O Puissance,
et descend à mon secours
Car sans toi je suis perdu et j'ai grand’ peine.


De la Mère sombre et divine
J'ai le fouet et le baiser
L'étoile d'amour tant désirée
Et je te charge par ce signe

 

 

 La Charge de la Déesse
Écoutez les paroles de la Déesse Mère
Jadis appelée Brid, Isis et Mélusine
Dana et Aradia, Freya et Déméter
Et invoquée sous milles autres noms sublimes :

Lorsque vous en sentez le besoin ou désir
Une fois par mois, surtout à la lune pleine,
En quelque endroit secret il vous faut réunir
Pour m¹adorer en esprit, moi la Souveraine,
Moi que tous les sorcières et sorciers admirent.
Ceux qui veulent tout savoir des pratiques anciennes,
Ceux qui aiment l¹Art et veulent encor découvrir,
Ils sauront et verront des choses surhumaines.

Vous serez libérés de tout esclavage,
Et comme signe de votre affranchissement
Vous me célébrerez vêtus des seuls nuages;
Et vous danserez, chanterez en festoyant,
Jouerez de la musique et ferez lutinage.
Ainsi vous m¹honorerez délicieusement,
Car l¹extase spirituelle est mon partage
Et mienne aussi est la joie des corps exultants,
Car ma loi est amour pour les êtres et les âges

Conservez la pureté de votre idéal
Tendez toujours vers lui. Faites votre chemin
Sans être arrêté ou détourné par le mal.
Mienne est la porte du Royaume élyséen
Mienne est la coupe de vie et le saint Graal,
Le chaudron de Korridwann et la vie sans fin.

Je suis la bonne, la généreuse Déesse
Qui offre à tous les coeurs le cadeau de la joie.
Sur terre, l¹éternité de l¹esprit je professe
Comme j¹enseigne la paix après le trépas
Je refuse les sacrifices sous toutes espèces
Car je suis Mère. Les vivants viennent de moi
Et j¹inonde toute la terre de tendresse.
Écoutez la voix de la Déesse étoilée,
Aux pieds duquel trônent les hôtes célestes
Et dont le corps encercle l¹univers entier :


C¹est moi qui suis la beauté de la verte Terre
Et la Lune blanche sous son dais constellé
Des abysses marines je suis le mystère.
Je suis ce désir en ton âme appelé.
Lève-toi et viens à moi. Point ne délibère.
Car je suis l¹âme de la Nature incarnée
Je suis celle qui donne vie à l¹Univers
Tout procède de moi et veut y retourner.
Devant ma face, aimée des Cieux comme de la Terre,
Et dans les ravissements de l¹infinité
Tu verras le divin en toi qui se libère

Que mon culte égaye les coeurs attristés
Car l'amour et les plaisirs sont ma liturgie.
Ayez en vous de la force et de la beauté,
Du pouvoir et de la compassion aussi.
Ayez de l'honneur comme de l'humilité,
De la révérence et de la plaisanterie.

Et toi qui penses me chercher, tu dois savoir
Que ta quête et tes beaux projets seront déçus
À moins que tu ne traverses le miroir.
Si à l¹intérieur de toi tu n¹as pas vu
À l¹extérieur de toi tu ne saurais voir
Car je suis avec toi depuis le tout début
Et je suis trouvée à la fin du vouloir.

Bagahi laca bachahé
Lamac cahi achabahé
Karrelyos
Lamac Lamec bachalyos
Cabahagi sabalyos
Baryolas
Lagozatha cabyolas
Samahac et famyolas
Harrahya!

 

 

 

 Invocation du Grand Cornu
Grand Dieu Cernunnos, reviens sur terre parmi nous.
Réponds à mon appel et montre toi à tous.
Pasteur des chevreaux, sur les sentier montagneux,
Mène ton troupeau du soir au jour lumineux.
Oubliées sont les voies du rêve et de la nuit.
L'homme
cherche mais a des yeux de chauves-souris.
Ouvre la porte, la porte sans clefs, sans huis,
Le portail
onirique qui conduit à toi
. Ô Pasteur des chevreaux, je t'en prie, réponds-moi.
Akhera goiti - akhera beiti!

 


 Rune des sorcières

 

Eko, eko, Azarak,
Eko, eko, Zomélak,
Eko, Eko, Cernunnos,
Eko, Eko, Aradia!
Sombre nuit, lune argentée
Est, puis Sud, puis Ouest puis Nord
Oyez le chant des sorciers
Nous venons jeter nos sorts
Terre et eau, air et feu
Baguette et glaive et denier
Opérez comme je veux
À mes ordres obéissez!
Encens, fouet, couteau, quipoux
Par le pouvoir de la lame
À la vie éveillez-vous
Venez assister mon charme!
Reine des Cieux et des morts
Chasseur cornu de la nuit
Prêtez pouvoir à nos sorts
Renforcez notre magie!
Par la terre, par l'océan
Par la lune et le soleil
Ainsi soit fait notre chant
Qu'il réalise des merveilles
Eko, eko, Azarak,
Eko, eko, Zomélak,
Eko, Eko, Cernunnos,

Eko, Eko, Aradia!

Des consécrations

 

Consécration du vin

Comme l'athamé est masculin
la coupe est féminine.
Conjointement ils deviennent une seule vérité.

 Consécration des gâteaux

Ô Reine très secrète,
bénis cette nourriture en nos corps;
prodigue la santé,
la richesse, la force,
la joie et la paix,
et la réalisation de l'amour qui est parfait bonheur.

 Consécration de l’athamé

Je te conjures,
ô athamé,
par les noms d'Abrahach, Abrach et Abracadabra,
afin que tu serves de force dans tous mes travaux magiques
et de défense contre mes ennemis visibles et invisibles.
Je te conjure encore par le saint nom d'Aradia et le saint nom de Cernunnos.
Je te conjures, ô athamé,
afin que tu me protèges contre toute adversité,
ainsi viens-moi en aide maintenant.
Je te conjures, ô athamé d'airain,
par le puissant Dieu et la bonne Déesse,
par les cieux, les étoiles et les esprits qui président sur eux.
Reçois une vertu telle, que tu accomplisses mes désirs en toutes choses où je t'utilise,
par le pouvoir d'Aradia et de Cernunnos.

 Consécration des outils magiques

Aradia et Cernunnos,
daignez bénir et consacrer ce pentacle
(bollène,
calice,
baguette,
encensoir,
martinet,
cordons, etc.)
Qu'il acquierre par vous les vertus requises pour tout acte d'amour et de beauté.
Aradia et Cernunnos, bénissez cet outil préparé en votre honneur.
(pour le martinet et les cordons, ajouter)
« ...afin qu'il serve à bon usage et pour votre gloire. »

Du rituel de clôture

Oyez, seigneurs de la Tour de l'Est, seigneurs de l'Air.
Je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


Oyez, seigneurs de la Tour du Sud, seigneurs du Feu.
Je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


Oyez, seigneurs de la Tour de l'Ouest, seigneurs de l'Eau,
seigneurs de la mort et de l'initiation.
Je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


Oyez, seigneurs de la Tour du Nord, seigneurs de la Terre,
gardiens du portail boréal.
Ô puissant Dieu,
ô bonne Déesse,
je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!

Des sabbats

 

 Samhain

Redoutable Seigneur des ombres, Dieu de Vie et Donneur de Vie,
Dont la connaissance est connaissance de la mort,
Ouvre grand, je t’en prie, Le portail que tous doivent franchir.
Que les chers disparus Reviennent en cette nuit
Pour se réjouir à nos côtés.
Ô toi, le Consolateur, Le Lénifiant et le Pacificateur,
Quand le temps viendra, Et il viendra,
Nous entrerons en ton Royaume sans pleur et sans peur,
Car nous savons que reposés et revigorés avec les nôtres
Nous renaîtrons encore Par ta grâce, et celle de la Grande Mère.
Fait que ce soit au même lieu
Et à la même époque que nos êtres chers
Afin que nous nous rencontrions,
Sachions et nous rappelions,
Et que nous aimions de nouveau.
Descend, nous t’en prions, sur ton prêtre et serviteur.
Voyez, l’Ouest est Amenti, le Royaume de la Mort,
où plusieurs de nos êtres chers sont allé se reposer et se régénérer.
En cette nuit nous communions avec eux,
et alors que notre Demoiselle les accueille au portail occidental,
je vous invite, frères et soeurs dans l’Art,
à invoquer l’image des bien-aimés en vos coeurs et esprits.
Ainsi notre acceuil saura-t-il les rejoindre.
Ce mystère cache un autre mystère.
Car le lieu de repos entre les vies est aussi Ker-Arianrod,
le Château de la Roue Argentée,
suspendu au dais des étoiles qui tournent au-delà du vent nordique.
Là règne Arianrod, la Dame Blanche, dont le nom signifie:
« roue argentée ».
C’est vers ce but que nous invitons nos êtres chers.
Que la Demoiselle les guide en se dirigeant de façon sinistrogyre vers le centre.
En effet, la spirale de Ker-Arianrod conduit vers la nuit et le repos,
et poursuit une voie inverse à la route du soleil.
Ceux qui t’accompagnent sont bienvenus à notre festival.
Qu’ils nous côtoient dans la paix.
Et toi, Demoiselle, reviens sur le sentier spiralé afin de rejoindre tes frères et soeurs.
Procède de façon dextrogyre,
vers l’extérieur de Ker-Arianrod,
car la route solaire est la voie de la renaissance.


 Solstice D'hiver

Que les hommes tirent à la courte -paille.
Tu es le Roi-Houx, Dieu de l’année décroissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!
Tu es le Roi-Chêne, Dieu de l’année croissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!

- Mon frère et moi avons été couronnés et sommes prêt à rivaliser.
Mais où est le Notre-Seigneur le Soleil?
- Notre-Seigneur le Soleil est mort!

Reviens, oh reviens!
Dieu-Soleil, Dieu de Lumière,
Reviens!
Tes ennemis se sont enfuis,
Tu n’as plus d’ennemis.
Ô adorable protecteur,
Reviens, reviens!
Reviens auprès de ta soeur,
De ton épouse qui t’aime.
Ne t’écartes -pas de nous.
Ô mon frère, mon compagnon,
Reviens, reviens!
Quand tu te caches
Mes yeux te cherchent
Mes pieds battent la terre pour te trouver!
Les Dieux et les hommes
Prient ensemble pour toi
Dieu-Soleil, Dieu de Lumière,
Reviens!
Reviens auprès de ta soeur,
De ton épouse qui t’aime.
Reviens! Reviens! Reviens!

Reine de la Lune, Reine du Soleil
Reine des Cieux, Reine des Etoiles
Reine des Eaux, Reine de la Terre
Donne-nous l’Enfant promis!

C’est la Grande-Mère qui Lui donne naissance
C’est le Seigneur de la Vie qui renaît
Pleurs et ténèbres seront dissipés à l’aube,
Lorsqu’il se lèvera.

Soleil doré des collines et montagnes
Illumine la terre, illumine le monde
Illumine les mers, illumine les rivières
Que les peines disparaissent,
Joie sur le monde!
Bénie soit la Grande Déesse
Sans commencement ni fin
Immortelle et éternelle
Io Évo Hé! Bénie soit-elle!
Io Évo Hé! Bénie soit-elle!
Io Évo Hé! Bénie soit-elle!

Alors que le Dieu Soleil est au nadir de sa puissance et de sa majesté,
l’année descendante est révolue, et le règne du Roi-Houx prend fin.
Le Soleil renaît et l’année croissante commence.
Le Roi-Chêne doit sacrifier son frère et régner sur la terre jusqu’au zénith de l’été,
lorsque son frère renaîtra.

L’esprit du Roi-Houx nous a quitté,
et repose à Ker-Arianrod, le Château de la Roue Argentée.
Il y demeurera jusqu’au jour où la rotation de l’année ramènera la saison de son règne.
Puisque l’esprit nous a quitté,
que celui d’entre-nous qui l’a représenté soit libéré de sa tâche.

 La Chandeleur

Redoutable Seigneur de la Mort et la Résurrection, Maître de la Vie et Donneur de vie,
Seigneur à l’intérieur de nous-même, Dont le nom est Mystère des mystères,
Conforte nos coeurs.
Que ta Lumière se cristallise en notre sang, Assurant notre résurrection.
Car il n’est partie de nous qui ne soit divine
Descend, nous t’en prions, sur ton prêtre et serviteur.
Bénis sois-tu.

Voyez la Déesse tri-forme, Celle qui est toujours Triple - Demoiselle, Mère et Matrone,
Quoique toujours Une. Car sans printemps, point d’été;
Sans été, point d’hiver; Sans hiver, point de nouveau printemps.

Ainsi nous bannissons l’hiver; Ainsi nous accueillons le printemps,
Disons adieu à la mort, Et saluons les vivants.
Ainsi nous bannissons l’hiver; Ainsi nous accueillons le printemps

 Ostara

Nous allumons aujourd’hui ce feu En présence des Dieux
Sans malice, sans jalousie, sans envie Sans craindre rien sous le Soleil
Hormis les Dieux Très-Hauts.
Nous t’invoquons, ô Lumière de vie. Sois pour nous une brillante flamme
Sois une étoile scintillant sur nos têtes Sois un clair sentier sous nos pas.
Embrase-toi en nos coeurs de flamme d'amour pour le prochain,
Pour nos adversaires, nos amis, nos parents, pour tous les hommes sur la vaste terre,
Du plus petit vivant jusqu'au Nom le plus haut,
Ô gracieux fils de Korridwann,
Ô Soleil, armes-toi pour conquérir les Ténèbres!

 Beltaine

- Le Feu de Bel est éteint, et le Roi-Chêne est mort.
Il a embrassé la Grande Mère et il a succombé à son amour.
Il en est ainsi d’année en année depuis le commencement des temps.
Comme meurt le Dieu de l’année montante, tout meurt avec lui.
Les champs sont déserts, les arbres fruitiers sont dépouillés, et la Grande Mère est stérile.
Que ferons nous pour que le Roi-Chêne revienne? - Rallumons le feu de Bel!
- Ainsi soit fait. Que chacun prenne une chandelle et s’alimente au feu de Bel.
Reviens-nous, Roi-Chêne, afin que la terre retrouve sa fertilité.

Je suis le cerf aux andouillers septuples
Je suis la crue des rivières sur la plaine
Je suis le vent qui réchauffe l’eau profonde
Je suis les larmes brillantes du soleil
Je suis le faucon sur la falaise
Je suis la blancheur du muguet
Je suis le Dieu qui enflamme les esprits

N’en parle pas au prêtre de notre Art Qui y verrait quelque péché
Mais nous irons dans la forêt nuitamment Et nous appellerons l’été!
Et nos bouches ramèneront une bonne nouvelle, pour les femmes, les troupeaux et les céréales.  Aujourd’hui le Soleil surgit du midi Accompagné du Chêne, du Frêne, de l’Aubépine!

Gardien de cette demeure, veille sur elle dans l’année qui vient,
jusqu’à ce que le feu de Bel s’éteigne et se rallume de nouveau.
Béni cette maison et soit béni par elle. Que tout ceux qui vivent ici et tous leurs invités prospèrent sous ce toit.

Ainsi soit fait!

 Solstice D'été

Que les hommes tirent à la courte -paille.
Tu es le Roi-Chêne, Dieu de l’année croissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!
Tu es le Roi-Houx, Dieu de l’année décroissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!

Alors que le Dieu Soleil est au zénith de sa puissance et de sa majesté,
l’année croissante est révolue, et le règne du Roi-Chêne prend fin.
Alors que le Dieu Soleil est au zénith de sa splendeur,
le Roi-Houx doit sacrifier son frère et régner sur la terre jusqu’au nadir de l’hiver,
lorsque son frère renaîtra.

Dansez, ô ma Dame, sur la tombe du Roi-Chêne,
Pour la moitié de l’an, il dort en vous sans peines.
Dansez, ô ma Dame , comme naît le Roi-Houx,
Il a tué son jumeau pour nous sauver du joug.
Dansez, ô ma Dame , à la gloire du Soleil,
Ses rayons donne aux champs, des fleurs couleur de miel.
Dansez, ô ma Dame , avec votre athamé,
Appelez le soleil, qu’il bénisse vos prés.
Dansez, ô ma Dame , en rond la Roue d’argent,
Car le Roi-Chêne dort, il guérit lentement.
Dansez, ô ma Dame, au règne du Roi-Houx,
Car son frère bientôt, reviendra parmi  nous.
Dansez, ô ma Dame , sous la lune vermeille,
Par votre triple nom si doux à nos oreilles.
Dansez, ô ma Dame , sur la terre qui s’élance,
Car la naissance est mort, et la mort est naissance.
Dansez, ô ma Dame, au zénith du soleil
Car malgré sa splendeur, il meurt, il s’ensommeille.
Dansez, ô ma Dame, aux cycles de l’années
À ses fluctuations, vous devez vous plier.
Dansez, ô ma Dame!
Dansez, ô ma Dame!
Dansez, ô ma Dame!

L’esprit du Roi-Chêne nous a quitté, et repose à Cair-Arianrod,
le Château de la Roue Argentée.
Il y demeurera jusqu’au jour où la rotation de l’année ramènera la saison de son règne.
Puisque l’esprit nous a quitté,
que celui d’entre-nous qui l’a représenté soit libéré de sa tâche.
Que les feux de la Saint-Jean brillent à nouveau!
Puissance des Cieux,
Pouvoir du Soleil, nous t’invoquons sous tes Noms anciens :
Belenos, Arthur, Lugh.
Reviens en ton domaine comme autrefois.
Soulève ta brillante javeline et protège-nous.
Dissipe les forces des ténèbres.
Donne-nous des forêts luxuriantes, des champs verdoyants,
des vergers en fleurs et des blés mûrs.
Conduis-nous sur ta colline d’observation et montre-nous la voie vers le doux royaume des Dieux.

De la javeline au chaudron, de la lance au Graal,
de l’esprit à la chair, de l’homme à la femme, du Soleil à la Lune.
Le Soleil, Seigneur de la Vie,
se lève avec force dans le signe de l’eau de Vie.
Ainsi, danse devant le Chaudron de Korridwann,
la Déesse, et sois béni au contact de cette eau consacrée.

Lughnassad

Notre puissance Mère à tous, ô toi, source de toute fécondité,
donne nous des fruits, des grains, des troupeaux et une progéniture afin de nous fortifier.
Par la rose de ton amour, veuille descendre sur ta prêtresse et servante.

Formez un cercle, ô enfants de la récolte!

- Voyez, le Roi-Houx est mort, Lui qui est aussi le Roi-Maïs.
Il a embrassé la Grande Mère et il a succombé à son amour.
Il en est ainsi d’année en année depuis le commencement des temps.
Comme meurt le Dieu de l’année descendante,
tout meurt avec lui, et ce qui sommeille au sein de la terre pourrait dormir à jamais.
Que ferons-nous pour que le Roi-Houx revienne?
- Donnez-nous le pain de vie à manger,
et la renaissance succèdera au sommeil.
- Ainsi soit fait!

Reviens-nous, Roi-Houx, afin que la terre soit fertile à nouveau.
Je suis la javeline qui conduit la bataille
Je suis le saumon dans le bassin
Je suis la colline de poésie
Je suis le sanglier impitoyable
Je suis le fracas effrayant de la mer
Je suis une vague de l’océan
Mais qui, sauf moi, connaît le secret du dolmen brut?

 Mabon

Adieu, ô Soleil,
Lumière perpétuelle
Dieu qui désormais se cache.
Il quitte maintenant le Royaume Elyséen
Et traverse le seuil de la mort
Pour siéger sur le trône,
Juge des Dieux et des hommes,
Chef cornu des esprits aériens.
Et maintenant qu’il se tient invisible sans le Cercle,
Il réside dans la secrète semence,
La semence du blé frais et mûr,
La semence de chair,
Dissimulée dans la terre,
Merveilleuse semence d’étoile.
La vie est en Lui,
Et la Vie est la Lumière de l’homme,
Ce qui n’est jamais né et ne meurt jamais.
Ainsi les sages ne pleurent point mais se réjouissent.
 

 

 Des rites de passages

 

 L’onction des nouveaux-nés

Nous sommes assemblés en ce cercle pour demander au puissant Dieu et à la gracieuse Déesse de bénir *** fille de *** et de ***.

 

Qu’elle grandisse en force et en beauté, en joie et en sagesse.
Alors qu’elle est encore trop jeune pour choisir,
nous ne cherchons pas à lui imposer une voie.
Il y a plusieurs sentiers, et elle devra trouver le sien.
Plutôt, nous demandons au Dieu et à la Déesse, auxquels mènent tous les chemins, de bénir, protéger et préparer  *** durant son enfance.
Devenue adulte elle saura sans crainte et sans doute quelle voie est la sienne
et pourra le parcourir dans la joie.

***, mère de ***, approchez avec votre fille pour la bénédiction.
- ***, mère de ***, cette enfant a-t-elle un nom secret?
- Son nom secret est ***.
- De cette huile, je te oins, ***, te donnant le nom secret de ***.
De ce vin, je te oins au nom de Cernunnos, le puissant Dieu.
De cette eau, je te oins au nom d’Aradia, la gracieuse Déesse.

Écoutez, ô Seigneurs de la tour de l'Est (Sud, Ouest, Nord).
Nous vous présentons ***, dont le nom secret est *** (nom secret),
et qui a été ointe dûment à l’intérieur du cercle wiccan.
Sachez qu’elle est sous la protection de Cernunnos et d’Aradia.

- Puissant Cernunnos, offre à cette enfant le cadeau de la force.
- Gracieuse Aradia, offre à cette enfant le cadeau de la beauté.
- Puissant Cernunnos, offre à cette enfant le cadeau de la sagesse.
- Gracieuse Aradia, offre à cette enfant le cadeau de l’amour.

Les parrains sont-ils dans le cercle?
- ***, Promet-tu d’être un ami de *** pendant son enfance,
de l’aider et de la guider selon ses besoins? De concert avec ses parents,
promet-tu de la surveiller et de l’aimer comme ton vrai sang,
jusqu’à ce qu’elle soit prête à choisir son propre sentier?
- Moi, ***, je le promet

Le Dieu et la Déesse l’ont béni
Les Seigneurs des quatre Tours l’ont reconnu
Nous, ses amis, l’avons accueillis
Ainsi, ô Cercle étoilé Brille en paix sur ***
Dont le secret est ***
Ainsi soit fait.

 Le conjointage

- Qui veut être lié en présence de la Déesse?
Quel est ton nom, ô homme?
- Mon nom est ***
- Qui veut être lié en présence du Dieu? Quel est ton nom, ô femme?
- Mon nom est ***
*** et ***, c’est avec joie que nous vous saluons.

L’unité est équilibre, et l’équilibre est unité.
Cette baguette que je tiens symbolise l’air.
Sachez et rappelez-vous que c’est un élément de Vie,
d’intelligence et de l’inspiration intérieure.
Par cette baguette d’air nous conférons à votre union le pouvoir de la pensée.
Cette épée que je tiens symbolise le feu.
Sachez et rappelez-vous que par l’élément de lumière,
d’énergie et de vigueur qui coule en vos veines et par cette épée flamboyante,
nous conférons à votre union le pouvoir de la volonté.
Ce calice que je tiens symbolise l’eau.
Sachez et rappelez-vous que c’est l’élément de l’amour,
de la croissance et de la fertilité de la Grande Mère.
Par ce calice d’eau, nous conférons à votre union le pouvoir du désir.
Ce pentacle que je tiens symbolise la terre.
Sachez et rappelez-vous que c’est l’élément de la loi,
de l’endurance et de la compréhension inébranlable.
Par ce pentacle de terre, nous conférons à votre union le pouvoir de la stabilité.

Ô Aphrodite la vermeille,
Ne viens point sous la forme d’une demoiselle farouche, D’une victime,
Mais viens comme l’éveilleuse, La désirante.
Lorsqu’elle appelle les espaces extérieurs, Le Père de Tout commence sa cour.
Elle l’éveille au désir, et les mondes sont créés.
Qu’ elle est puissante, Aphrodite la vermeille, Celle qui éveille la virilité!
Toutes ces choses sont une. Toutes les Déesses sont la Déesse,
Et nous l’appelons Isis, La Toute-Femme, Celle dont la nature est de receler toute la nature, De donner la vie et la mort.
Elle est l’origine de la création
Car elle éveille le désir du Père de Tout
Et c’est pour lui qu’elle crée.
Au yeux des sages, toutes les femmes sont Isis.
Que l’homme admire la Grande Déesse Dans le corps de toute femme
Attentif aux cycles, Qu’il écoute l’appel
Le flux et le reflux des marées
Qui résonnent en son âme

 

Ô fille d’Isis, Adore la Déesse,
Sache éveiller et réjouir en son nom.
Ainsi tu seras bénie par elle,
Et tu vivras dans la plénitude de la vie.
L’amante incarnera la Déesse pour l’aimé.
Qu’elle ceigne la couronne des ombres
Ou qu’elle surgisse dans sa gloire,
Dorée par les flots primordiaux,
Elle appellera son aimé.
Agissant au nom de la Déesse
Elle sera sa Déesse
Et la Déesse parlera par sa bouche.
En temps que puissance intérieure,
Elle sera Perséphone couronné.
En temps puissance extérieure,
Elle sera Aphrodite la vermeille.
Ainsi, elle sera prêtresse
Et représentera la Déesse auprès de ses adorateurs.
Ils soulèveront le voile
À force de dévouement et de foi.
La vie est le rite d’Isis
Et ce qui est montré rituellement
Sera réalisé dans la vie.
C’est par le rite
Que la Déesse descend sur ses adorateurs
Que son pouvoir les visite
Et ils deviennent la substance du sacrement.

Par semence et par racines, par branches et bourgeons, par feuilles,
fleurs et fruits, par la vie et l’amour, au nom de la Déesse,
Moi, ***,  je te prend, ***, dans ma main,
mon coeur et mon esprit,
au coucher du soleil et au lever des étoiles.
[La mort ne nous séparera pas,
car à la plénitude du temps nous renaîtrons à nouveau au même lieu et à la même époque.
Nous nous rencontrerons, saurons, nous rappellerons et aimerons de nouveau.]

Que le soleil,
la lune, les étoiles
Et ces frères et soeurs témoignent
Que *** et *** ont été liés
Sous le regard du Dieu et de la Déesse.
Puissent le Dieu et la Déesse les bénir
Comme nous le faisons nous-même.
Ainsi soit fait!

 La cérémonie des adieux
Aujourd’hui nous sommes assemblés dans la tristesse et la joie.
Nous sommes tristes car un chapitre est terminé,
mais nous nous réjouissons aussi,
car cette fin permet à un nouveau chapitre de commencer.
Nous sommes rassemblés pour souligner le départ de notre soeur
bien-aimée qui vient de terminer cette incarnation.
Ensemble, nous voulons la recommander aux soins et aux bénédictions du
Dieu et de la Déesse, afin qu’elle repose,
libre des illusions et des regrets,
jusqu’au moment de sa renaissance ici-bas.
Sachant cela, nous comprenons que la tristesse n’est rien,
et que la joie est tout.

Nous t’invoquons, Ama,
Matrone sombre et stérile,
Où toute vie doit retourner le moment venu,
Sombre mère du calme et du repos
Devant qui tremblent les hommes
Faute de te comprendre.

 


Nous t’invoquons, Hécate
Déesse de la lune décroissante
Dame de la Noire Sagesse
Que craignent les hommes
Faute de te comprendre.

 


Nous, les enfants cachés de la Déesse
Nous savons qu’il n’y a rien à redouter
Dans ton inévitable étreinte.
Lorsqu’il nous faudra entrer dans les ténèbres,
Et il le faudra, Ce sera pour mieux rejoindre la lumière.
Ainsi, sans pleur et sans peur
Nous recommandons ***, notre soeur.
Conduis-là au Royaume d’Avalon
Situé entre les vies,
Et permet que notre amour l’accompagne.

 

 

Le fil d’argent de la vie se détache,
Le vase d’or se brise,
La cruche à la fontaine se casse,
La poulie usée tombe au fond du puits.
À ce moment là,
Le corps retourne à la terre d’où il a été tiré
Et l’esprit retourne à la Déesse qui l’avait donné.

Nous t’invoquons, Aima,
Mère brillante et féconde,
Dont procède toute vie
Et dont les seins nous nourrissent tous.

 


Nous t’invoquons, Perséphone
Déesse de la lune croissante
Dame du printemps et des prémices
Nous te recommandons ***, notre soeur
Prend-la, garde-la, guide-la
Conduis-la juqu'à la plénitude du temps
Vers la renaissance et une vie nouvelle.
Fait qu’elle trouve l’amour dans sa vie prochaine
Un amour comme celui que nous lui portons
Nous, ses frères et ses soeurs.

Dans les temps anciens, Notre Seigneur,
Le Grand Cornu était reconnu comme le Consolateur, le Lénifiant et le Pacificateur.
En même temps, les hommes le connaissaient comme le Redoutable Seigneur des ombres,
le Dieu solitaire, sévère et juste.
Notre-Dame la Déesse voulait percer tous les mystères, même celui de la Mort.
C'est ainsi qu'elle alla lui rendre visite dans le monde souterrain.
Le gardien du portail la défia:
« enlève tes vêtements et retire tes ornements, car dans cette contrée,
tu ne peux rien emporter avec toi. »
Ainsi, la Déesse enleva ses vêtements,
retira ses ornements et fut liée comme le sont tout ceux qui entrent au Royaume des Morts.
La beauté de la Déesse était telle que le Seigneur des Ombres
lui-même s'agenouilla pour poser son glaive et sa couronne à ses pieds.
Il les embrassa en disant:
« bénis soient les pieds qui t'ont conduit en cette voie.
Demeure avec moi et laisse mes mains froides toucher ton coeur. »
Elle répondit:
« je ne t'aimes point.
Pourquoi prends-tu plaisir à flétrir et tuer tout ce que j'aime et qui me ravis? »

 

« Ma Dame », dit le Seigneur des Ombres,
« je suis impuissant devant l'âge et le destin.
L'âge flétrit toutes choses, mais quand les hommes meurent,
une fois leur temps écoulé, je leur prodigue paix,
tranquillité et force afin qu'ils puissent retourner.
Mais toi! Tu es ravissante. Ne retourne pas, reste avec moi. »
Mais elle répondit:
« je ne t'aimes point. »
Le Seigneur dit alors:
« si tu n'accueilles pas mes mains sur ton coeur,
tu devras recevoir la flagellation de la mort. »
« C'est le destin, et c’est pour le mieux », répondit la Déesse.
Et elle s'agenouilla, et le Seigneur la flagella tendrement.
Et elle pleura:
« je sens la morsure de l'amour. »

Le Seigneur des Ombres l’aida à se lever et répondit,
« bénie sois-tu! ».
Il lui donna le quintuple baiser, disant:
« maintenant seulement peux-tu accéder à la joie et à la connaissance. »
Il lui enseigna tous ses mystères et lui donna un collier symbolisant le cycle des vies.
En échange, la Déesse lui enseigna le mystère de la coupe sacrée,
qui est le Chaudron de la renaissance.
Ils s’aimèrent et ne furent qu’un, car il y a trois grands mystères dans la vie humaine,
et la magie les contrôle tous.

 


Pour que l'amour s'accomplisse,
tu dois retourner à la même époque et au même lieu que les êtres chers,
te rappeler et aimer de nouveau.
Pour renaître tu dois mourir et te préparer à un nouveau corps.
Pour mourir, tu dois naître. Pour que tu naisses il faut l'amour.
La Déesse nous invite à l’amour, la plaisanterie et la joie.
Pendant leur existence, elle garde et chérit ses enfants cachés.
À leur mort, elle leur enseigne la communion.
Même en ce mon
Copyright © Cellefleuille...Au Bord des Continents ... Veuillez respecter mon travail, merci !